Projet Casa Grande

Le grand départ !

Après une année de préparation, nous y voilà ! Nous partons pour le bout du monde à la rencontre du peuple Kolla et de la petite école de Casa Grande.

Pour nous rendre à destination, le chemin n’est pas si simple. Après presque 20 heures de voyage jusqu’à Buenos Aires, nous marquons une halte pour quelques jours à La Plata, à côté de Buenos Aires, où habite Irene De Amezola, notre contact de l’association C.A.S. La Plata avec qui nous avons monté le projet.

Irene est médecin de profession et fait partie de cette association depuis 10 ans. Elle a séjourné à de nombreuses occasions dans le nord du pays pour y réaliser différents projets humanitaires en faveurs des peuples indigènes.

Avec Irene et son mari José, devant Mafalda, la célèbre héroïne de bande dessinée argentine

Pendant 4 jours, nous préparons la suite de notre périple vers Casa Grande. Nous étudions plus en détail la manière dont nous allons accéder à l’école ainsi que les conditions de vie sur place.

Irene nous partage sa connaissance de la population indigène locale (“los pueblos originales”, littéralement les peuples originels) et les aspects culturels que nous devrons prendre en compte pour faciliter notre intégration au sein de la communauté.

Des milliers d’années et de kilomètres séparent nos cultures.

Car c’est là la première difficulté à laquelle nous pourrions être confrontés. Comment aborder cette population alors qu’un océan de différences nous sépare ? Comment apporter de l’aide sans être intrusif ? Comment donner un moyen d’agir tout en respectant leur autonomie et leur savoir-faire ? Comment parler à des enfants qui n’attendent rien de nous, qui ne savent peut-être même pas que nous allons à leur rencontre, mais qui, en revanche, ne demandent qu’à vivre et apprendre ?

Toutes ces questions murissent dans notre esprit et ces 4 jours chez Irene nous aident à nous préparer à cette rencontre. Notre ticket d’entrée sera sans conteste la Directrice de l’école, Silvina Condori, qui est à l’origine du projet et avec qui nous avons déjà beaucoup échangé à distance pour étudier le besoin et mettre en oeuvre les travaux.

Silvina Condori, la Directrice de l'Ecole de Casa Grande

Outre les contraintes culturelles, l’autre difficulté que nous pouvons rencontrer est l’altitude. Au-delà des effets qu’elle pourrait avoir sur nous, adultes, nous ne devons pas oublier que nos filles nous suivent dans ce périple et que nous devons ainsi nous montrer vigilants.

L’école de Casa Grande se trouve à 3500m d’altitude. Pour nous rendre sur place, nous prenons un vol jusqu’à Salta, la plus grande ville du nord, à 1000m. A partir de là, nous devons monter progressivement jusqu’à Humahuaca, située à 3000m d’altitude et à 3h30 de route de Salta. Pour gravir ces 2500 m de dénivelé, nous prévoyons un arrêt à Purmamarca (2300m) puis un autre à Tilcara (2500m) avant d’arriver à Humahuaca, dernier lieu habité avant de rejoindre l’école.

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