Projet Casa Grande – Humahuaca

Nous sommes arrivés à Humahuaca ce Mercredi 20 mars.

Silvina, la Directrice de l’école de Casa Grande, nous a mis en contact avec un de ses anciens élèves, aujourd’hui enseignant lui aussi, et à qui nous avons loué pour un prix raisonnable une petite maison mitoyenne, aux murs rouges chauffés par un soleil ardent. C’est sur les hauteurs de la ville, au-dessus de l’imposant monument célébrant l’indépendance de l’Argentine, que se trouve notre maison. Nous allons ainsi naviguer pendant un bon mois entre l’école ou nous logerons du Lundi au Vendredi et ce pied-à-terre à Humahuaca du Vendredi au Lundi.

Après nous être installés dans notre nouveau chez-nous, nous sommes donc partis à la découverte de la ville (enfin seulement du centre pour l’instant). 

Humahuaca est une petite ville paisible de 11000 habitants, située à 3000m d’altitude, au coeur de la Quebrada du même nom. C’est la dernière ville digne de ce nom avant la frontière bolivienne, située environ 200km plus au nord.

Nous avons commencé à sentir les effets de l’altitude par certains aspects. On se sent un peu plus fatigués, on s’essouffle plus facilement, on a parfois mal à la tête… mais rien de bien grave. Nos filles en revanche, conservent leur punch habituel… ce qui ne nous aide pas à nous reposer ! Ces 4 jours à 3000m sont ainsi les bienvenus pour nous acclimater un minimum avant de monter les 500 derniers mètres jusqu’à Casa Grande. Toutefois pour l’instant, nous n’avons pas eu recours à la coca. Mais il faudra quand même qu’on s’essaye à mastiquer cette feuille si énergisante, parait-il.

La deuxième contrainte à prendre en compte est le soleil. A 3000m, on peut aisément se faire piéger par un air relativement frais qui ne laisse pas présager un bon coup de soleil. La crème solaire minérale 50+++maxi+ est donc de rigueur, nous faisant passer pour la famille Addams au milieu de la population au type andin prononcé.

Enfin la troisième contrainte, dont nous avions sous-estimé les effets, est le vent. Il est ici quasiment quotidien. Il se lève plutôt l’après-midi et soulève alors d’énormes nuages de poussières à travers les nombreuses rues non goudronnées de la ville. Ce vent est extrêmement sec et après 10 jours passés dans le nord du pays, nous commençons à sentir ses effets sur notre peau, déjà malmenée par les tartines de crème solaire que nous lui infligeons. Ainsi, après la crème solaire, la crème hydratante prend le relais. Mais à ce rythme, nous allons devoir nous rabattre aussi sur des produits locaux que Silvina nous a conseillés.

Contrairement à Purmamarca ou Tilcara, Humahuaca semble moins attirer les touristes, ce qui laisse une certaine authenticité à la ville.

Comme souvent en Argentine, la ville est organisée en quadrillage, centrée sur une petite place pleine de charme, dont les arbres apportent un ombrage salutaire, entourée d’une petite église et d’un clocher. De cette place partent de nombreuses petites ruelle pavées contenant leur lot d’échoppes, de supérettes, de boulangeries, d’épiceries. Il y a même un tout petit marché couvert où l’on peut acheter fruits et légumes mais également, avec un peu plus d’audace, un morceau de viande proposé sur un plateau en bois posé sur 2 tréteaux !

Nous avons ainsi passé nos 3 premiers jours à Humahuaca à explorer ce petit centre et repérer les coins stratégiques. Nous savons désormais où acheter du bon pain (enfin plutôt le pain le moins mauvais…), où changer des euros en pesos, où trouver la bouteille d’eau la moins chère, où laver nos vêtements, où manger les meilleures pâtisseries feuilletées au dulce de leche… bref, on se crée nos petits repères !

Ce Vendredi, nous avons enfin eu le plaisir de rencontrer Silvina, la Directrice de l’école et institutrice des grands, et Claudia, l’institutrice des plus petits à leur retour de Casa Grande, après y avoir passé la semaine. Nous avons pris quelques instants pour faire connaissance avant qu’elles ne rentrent chez elles, et avons convenu de descendre ensemble à San Salvador de Jujuy dès le lendemain Samedi, afin de poursuivre le chiffrage des travaux de rénovation de l’école.

Après ces premières heures passées ensemble, nous avons passé en revue les travaux déjà engagés ainsi que les besoins prioritaires suivants pour la rénovation de l’école.

Demain Lundi 25 mars, nous partons pour Casa Grande. Après 16 jours de voyage et d’ascension progressive, nous atteindrons donc notre objectif final !

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